Le résultat du référendum britannique est le dernier avertissement face à la renaissance des mouvements xénophobes en Europe et avant la dissolution de l’Union européenne.

La victoire claire du camp du Brexit est un coup dur pour l’Union européenne. La campagne référendaire a été un moment où tous les phantasmes des populistes et xénophobes ont pu s’exprimer et laisser cours à une violence quotidienne qui s’est illustrée tristement par l’assassinat de Jo Cox, députée travailliste.
« L’Union européenne est une communauté de destins mais aussi une communauté d’utilité et d’efficacité économique pour tout le monde » déclare Mercedes Bresso, députée européenne et coordinatrice du groupe socialiste pour les affaires constitutionnelles, « en faire le bouc émissaire utile pour tous les maux d’un pays est un artifice démagogique mais loin de toute réalité car ce sont les États-membres qui au même titre que le Parlement prennent toutes les décisions dans l’Union européenne. Il n’y a donc jamais de décision non-légitimement démocratique ».
« Ces craintes sont légitimes et doivent être entendues » continue la députée « elles sont révélatrices de la nécessité d’apporter des solutions qui répondent aux attentes des peuples. Néanmoins nous ne devons pas perdre de vue que le résultat du référendum britannique met en danger de mort le projet européen. Nous devons réagir par une réponse institutionnelle et politique coordonnée et extrêmement forte pour éviter tant la contagion que permettre la reconquête du projet d’intégration politique dans les cœurs des citoyens européens ».

Cet appel fait écho au rapport parlementaire important que Mme Bresso présentera en plénière du Parlement européen en octobre prochain sur l’avenir de l’Union européenne dans le cadre du traité de Lisbonne. Ce rapport sera présenté avec M. Elmar Brok, député européen et proche d’Angela Merkel.